AMAP ? Vente en ligne ?

Est-ce que je vais proposer des paniers et un contrat type AMAP ?

Non …

Je ne suis pas prêt pour garantir une production hebdomadaire suffisante et satisfaisante et signer un contrat. Il me faut encore acquérir une expertise dans les différentes cultures et assurer de la production. Je ne suis pas encore assez équipé pour protéger les plants du gel (par exemple), je refuse les biocides (et donc je risque des échecs de production), … donc, non, je ne suis pas prêt pour pré-vendre sereinement des paniers.

Par contre, je crois que c’est une bonne idée de tenir des comptes de clients et décompter selon les livraisons. Je m’explique. Un client verse 20€, j’ouvre une page dans un carnet et ce “compte” est débité à chaque livraison. Régulièrement, j’informe des disponibilité et des prix. Virement, chèque ou paiement le liquide, cela a peu d’importance.

Avantage pour moi : financement de la production (il faut investir de 3 à 6 mois avant la vente) et avantage pour tous : pas d’échange de monnaie (le COVID va peut être accélérer la disparition du liquide).

Cela n’est possible qu’avec des personnes qui ont “confiance” dans la capacité de production et qui sont quand même d’accord sur les principes de culture et notamment le risque que le refus de biocides fait peser sur la production. Et pour ça, rien de tel qu’une visite du jardin. Risque limité … si l’oïdium détruit les concombres, les tomates, poivrons, courgettes, salades, pommes de terre, … peuvent compenser.

Vente en ligne ? J’ai fait le site de vente en ligne … mais ma production est limitée et très locale. Et la livraison doit quand même se faire en direct. Donc non, … je ne serai jamais l’AmaZon du légume ! Tant pis.

Comment je cultive ….

Mes principes : maraîchage sur sol vivant (ce qui n’est pas facile et rapide en partant d’anciennes vignes)

  • pas de biocides / pesticides … y compris pas de cuivre (bouillie bordelaise, sulfate de Cu, … le cuivre est toxique. Il est accepté en bio, par pragmatisme, ce qui ne veut pas dire que c’est bon …). En 2019, je n’ai eu aucun problème (sauf sur les choux et les poireaux). Il y a eu un peu de mildiou sur des plants de tomate mais sans gravité et un peu d’oïdium sur les courgettes : il faut supprimer les parties malades, enlever les feuilles et voir ce qui se passe.
  • un maximum de matière organique. J’ai trouvé des balles de paille, de foin, … et , merci à eux, j’ai pris tout le fumier de cheval du domaine du Vallon (ex écuries du Vallon) à St Hilaire de Beauvoir. Une heure et demi pour charger le petit camion, à la fourche. Environ 4 heures pour décharger le camion (fourche et brouette) et mettre tout sur le sol. Autant dire que je charge ! Je teste. Je teste avec 20 cm d’épaisseur. Et ça marche, je ne reconnais plus le sol après 2 ans : texture, nombre de vers de terre, couleur, …. donc je continue. Pour les cultures sous serre, je paille avec du crottin et j’ajoute une toile hors sol, pour éviter de désherber.
  • Le moins de travail du sol possible. Pour 2 raisons :
    1. c’est fatiguant et je ne suis pas équipé pour remuer le sol (et pourquoi remuer le sol si les vers de terre le font mieux que moi ?)
    2. cela nuit à la vie du sol, à la structure du sol
  • ne pas jeter de plastiques, ou le moins possible. Il est d’usage de planter sur du plastique noir très fin, qui ne fait que la saison et qui part à la poubelle dès la première récolte. (On voit aussi des “mers” de plastiques pour les cultures de melon, dans les campagnes, quel gaspillage … !) Mais le plastique a quand même une qualité fort appréciable, que le dos apprécie, quand on compare au désherbage manuel, indispensable sans plastique. La paillage, paille / foin / crottin de cheval … marche aussi mais nettement moins bien. Solution plus durable trouvée : la toile hors sol en polypropylène (comme on voit sur les rond-points). C’est nettement plus cher mais cela dure au moins 3 ans.
  • Progressivement : je m’équipe en matériel d’irrigation goutte à goutte. Sans automatismes, il faut quand même tout vérifier tout le temps, nettoyer les filtres, vérifier que tout fonctionne, irriguer plus ou moins selon l’état des cultures, … Le goutte à goutte permet d’économiser l’eau. L’irrigation avec le Bas Rhône n’est quand même pas donnée. Environ 500 € par an.
  • Label “bio”. J’ai déjà parlé de ce label, que j’aurai en août 2020, après 3 ans de purgatoire réglementaire et environ 1500 € de frais de certification. Avec toujours le doute de la pertinence de cette dépense.

Désherbage bio

Les Sarcleuses est un tableau de Jules Breton, peint en 1860. Dans une plaine, quelques femmes arrachent les mauvaises herbes d’un champ; le soleil, sur le point de disparaître derrière la ligne d’horizon, ne montre plus que la moitié de son disque, et déjà brille la lune. Une des sarcleuses se tient debout, au second plan, les deux mains derrière la taille. Cette toile, très belle de couleur, a paru au Salon de 1861 et a été réexposée en 1867. 

Dans la version moderne, les sarcleurs ont moins mal au dos ….

On peut se passer de désherbant et presque de mécanisation … mais cela demande des efforts.

J’ai trouvé cette vidéo sur http://seppi.over-blog.com/2019/06/expliquer-le-desherbage-avec-un-tableau-les-sarcleuses.html site que je ne recommande pas, je ne suis pas sûr que l’auteur soit totalement libre de l’industrie qu’il défend fort énergiquement.

Au jardin des Aspes, la paille en couche épaisse ou le crottin de cheval en couche épaisse aussi donnent de bons résultats, il y a peu d’herbes folles et les arracher à la main est relativement facile. Cela reste quand même pas mal de travail. Il faut évidemment semer en godets / plaques puis planter au travers du paillis.

Pour éviter de désherber on peut aussi utiliser du plastique noir, très fin. Mais voilà, il faut acheter (ce n’est pas très cher) puis jeter ce plastique. Cela fait vite des centaines dizaines de kilos et du volume. Cultiver sans (jeter des ) plastiques n’est pas facile ….

PAC PRIX AIDES- Marc Dufumier

Marc Dufumier est agronome et enseignant-chercheur à AgroParisTech

Et il écrit un article dans la revue Alternatives économiques : https://www.alternatives-economiques.fr/paysans-devraient-etre-payes-services-rendus-a-lenvironnement/00087926

Quelques extraits :

Car notre agriculture actuelle est à bout de souffle ; non seulement elle ne permet plus à la majorité des paysans de vivre correctement de leur travail, mais elle est aussi à l’origine de graves pollutions et nombreux sont les consommateurs qui mettent désormais en doute la qualité sanitaire et nutritive de nos produits agroalimentaires.

Les aides et subventions accordées jusqu’à présent aux agriculteurs en proportion de leurs surfaces disponibles ont eu en effet des conséquences particulièrement néfastes en incitant ces derniers à agrandir toujours davantage leurs exploitations et à y pratiquer à toujours plus grande échelle des systèmes de production de plus en plus spécialisés, avec un recours à des engins motorisés de grande puissance et un emploi accru de produits pesticides.

Le moment est donc venu de concevoir une toute autre politique agricole commune qui soit capable d’assurer un revenu décent aux paysans en les incitant à pratiquer des systèmes de culture et d’élevage plus conformes à l’intérêt général.

Il conviendra de rémunérer des paysans qui s’engageront à pratiquer de nouveaux systèmes de production agricole combinant simultanément au moins trois des mesures suivantes : association agriculture/élevage, élevage sur paille avec production de fumier et recours aux engrais organiques, intégration de légumineuses alimentaires ou fourragères dans les rotations et associations de cultures, diversification des assolements avec mise en œuvre de longues rotations de cultures, établissement de haies vives et aires fleuries destinées à héberger les insectes pollinisateurs et autres animaux utiles aux cultures (coccinelles, carabes, mésanges, etc.), recours aux champignons mycorhiziens et autres bio-stimulants comme auxiliaires de la fertilisation des sols et de la protection des cultures, enbocagement des paysages, agroforesterie, etc. 
Il est vrai que ces formes d’agriculture moins industrielles, plus soignées et plus artisanales, sont aussi plus exigeantes en travail et ne pourront être mises en œuvre que si les paysans sont correctement payés pour ce faire avec les fonds de la PAC.

Le constat va faire son chemin dans les esprits : l’organisation actuelle de l’agriculture pousse au crime, pousse aux mauvaises pratiques. Les paysans ne peuvent pas lutter contre le soja OGM (sud)américain qui entre massivement dans l’alimentation et dans l’alimentation des animaux d’élevage. La mondialisation, l’ouverture sans conditions des frontières, est une bêtise et Maurice Allais l’a dénoncé avec force, en étant écarté des débats parce que le message dérange trop …

Il y a donc beaucoup de choses à changer, tout est politique, donc c’est possible. Probablement pas avec les mêmes politiciens (encore que ce sont de formidables girouettes). Il est urgent de le crier dans les oreilles des politiciens actuels, de bien voter aux prochaines élections.

Les salades sont pretes !

Depuis 2 semaines, sous serre, les salades sont protégées par un voile d’hivernage (appelé P17 par les professionnels parce qu’il pèse 17 grammes au m2). Alors sous cette ‘couverture’ fort légère, les salades ont bien supporté les nuits très froides (-5°) et profitent bien des journées ensoleillées .

Et elles sont bonnes à déguster ! Pensez à commander par téléphone ou passez au Café du Puech, soit en acheter soit en commander pour le lendemain.

Se passer de pesticides ….

C’est possible, la Conf’ le dit : https://www.confederationpaysanne.fr/rp_article.php?id=8567    Si les apsects agricoles / agronomiques sont plus ou moins connus, les itinéraires techniques comme on dit. Les difficultées viennent des aspects commerciaux et notamment de la concurrence lilvbbre et faussée.

[… ]…la Confédération paysanne revendique la fin des accords de libre-échange, la mise en place de clauses de sauvegarde et l’application de prix minimum d’entrée pour les fruits et légumes importés. C’est cet ensemble de propositions qui permettront, via la transition agricole permise par la PAC* et des politiques publiques volontaristes inscrites dans la durée, une réelle sortie des pesticides.[… ]

L’ensemble des propositions fait peur / rêver … la fin des accords de libre-échange, alors que nos gouvernements s’empressent d’en imposer de plus en plus ( TAFTA et autres).

Mais il nous faut y croire, rêver à un mode meilleur et vivre aujourd’hui ce monde meilleur : cultiver sans pesticides, c’est possible. Ce n’est pas (très) rentable, mais c’est possible.

Luc

 

Nouvel utilisateur …

Le site est envahi d’inscriptions “bizarres”,  … et donc je supprime la possibilité de s’inscrire sur le site.

Ce n’est pas grave du tout puisque je vise le marché local : st Bauzille de Montmel, Montaud, … et que le volume de ma production est tout à fait modeste !

Bienvenue donc dans le monde réel, dans la vraie vie, où le consommateur sait ce qu’il consomme, sait d’où ça vient, comment c’est cultivé (sans pesticides !), peut visiter le jardin …

Sécurité des aliments

Qualité et sécurité des aliments. …. Vous trouverez des articles sur le blog d’Albert Amgar :  et notamment celui-ci sur les salades.  Vous y lirez que l’eau d’irrigation doit être saine, ce qui semble une évidence (mais ne l’est pas) et je conclus que l’industrie agro-alimentaire ne devrait pas être une industrie.

> Entre-temps, les élevages industriels sont devenus une bombe à retardement pour les supermicrobes résistants aux antibiotiques, car l’industrie américaine nourrit ses animaux avec près de deux fois plus d’antibiotiques d’importance médicale que leurs homologues européens. La surutilisation d’antibiotiques chez les animaux d’élevage contribue à une crise de santé publique en Amérique. Au moins deux millions de personnes au moins souffrent d’infections résistantes aux antibiotiques chaque année, entraînant la mort de plus de 23 000 personnes.

Nous sommes loin des USA  mais … nos politiciens ont accepté  nous imposent un traité de libre échange nord-atlantique (TAFTA) qui prévoit bien que les produits agricoles, le poulet lavé au chlore, les bœufs aux hormones, etc … arrivent sur le marché européen.

Tout cela pour vous dire qu’acheter local chez un producteur qui respecte la nature, la vie, … qui travaille pour offrir de la qualité … ne vous prémunit pas contre une gastro de saison mais vous apporte quand même plus de gout, plus de qualité et probablement moins de risques.

Bon appetit !

 

 

Pommes de terre

Des nouilles encore …

Très maigre récolte de pomme de terre.

Je reconnais que :

  • un peu de fumier de cheval à l’automne, le sol reste assez pauvre …
  • planter les pommes de terre début mai, c’est à la bonne date, mais ne pas ajouter d’engrais bio, c’est moins heureux
  • ne pas désherber et ne pas butter ( j’étais absent 5 semaines) n’aide pas. Les mauvaises herbe ont recouvert tout et on ne voyait plus les plants de pommes de terre.

Panier 3/4 plein récolté à la grelinette.

Il y a 2 jours, passage à la débroussailleuse, pour accéder au terrain.

Et puis, à la grelinette (super outil !), fouilles dans la ligne pour trouver de quoi manger ! C’est maigre !

Et donc, à la récolte, pas sur du tout que je récupère les 50 kg de semences.

Là, le panier est au 3/4 plein, une dizaine de kilos, pour une ligne.

Restent 7 lignes à récolter. Je vais voir la différence entre 2 lots :

  • sur 4 lignes, j’ai passé un cadre avec 2 socs buteurs, puis j’ai mis de la paille
  • sur 4 lignes, j’ai seulement paillé …
Et donc on mangera des nouilles encoreau lieu de se faire les couilles en or

 

Si un pote y va

Tous les potes iront !

Et 3 brouettes de potirons, potimarrons, courges déjà récoltées !

brouette plein de potirons

Et voici une belle récolte de petits potirons / courges / potimarrons, couleur orange ou vert, quelques longues courges (très bonnes !).

Semis à la volée, fort dense, entre les 2 serres avec un sol bien enrichis : 1 sac de tourteau de ricin (engrais maigre mais en quantité) et un peu d’engrais bio 6-4-3.  Semis en même temps d’un peu de maïs et de petits pois.

Arrosage au goutte à goutte, pas de désherbage, les courges ont étouffé tout, sauf le maïs.

Je cherchais à avoir des petits fruits, c’est réussi. La haute densité de semis limite le volume ! Parfait. A refaire, cela demande réellement peu de travail.