Comment acheter des légumes ?

Il n’y a pas de restrictions particulière si ce n’est que les quantités sont limitées par la petite taille du jardin et mes 2 bras …. et que ce sont des produits frais, que je n’ai pas de chambre froide, que je n’ai pas les moyens de livrer à domicile, … donc c’est du frais, en petites quantités, disponible sur place.

Qui dit petites quantités dit aussi petits achats et petits paiements.

Par facilité, je vous propose d’ouvrir un compte dans un carnet et de créditer ce compte. 20 € ou 50 € et on décompte 1 € par salade, et ainsi de suite.

Je vais publier régulièrement les disponibilités et les prix, par email et sur ce site. Qui veut recevoir la liste des produits et prix ? ( -> contact@les-aspes.fr)

Il suffira de passer votre commande par email (contact@les-aspes.fr) , que je confirme et que je préparerai je jour même ou le lendemain.

Pourquoi un compte et un prépaiement ?

  • c’est pas facile de toujours trouver la monnaie
  • mes dépenses (terreau, semences, BRL eau, certification bio, assurance, …) se font par virement / cheque, CB et donc je dois aussi passer les recettes sur le CCP
  • etc.

Si cela vous intéresse d’ouvrir un compte, je vous envoie un RiP. Ce qui n’empêche pas de venir acheter des légumes et de venir avec de la petite monnaie. Ce n’est pas exclusif.

A bientot !

Luc

Mars 2020

En récolte actuellement, les plantations de l’automne et quelques salades du début d’année.

De l’automne :

  • les choux rouges, verts & fleurs. Je n’ai mis aucun traitement insecticide / biocide et … les résultats ne sont pas fameux. En automne, les feuilles étaient fort attaquées par les insectes (y compris chenilles), et les choux se sont mal développés. Les pommes des choux rouges et verts sont petites. Les choux fleurs ont végété jusque début mars , les fleurs sont apparues toutes en même temps, les clients habituels n’avaient pas envie de choux fleurs, …. les choux commencent à s’ouvrir et vont monter en graines. Les choux rouges, tous petits, sont montés, la majorité des choux verts aussi. Je laisse encore un peu, peut être que je pourrai récolter les graines.
  • les salades en extérieur. J’ai eu une belle récolte et j’ai pu assurer la fourniture au café du Puech , tous les jours.
  • les betteraves rouges, excellentes, pour ceux qui prennent la peine de les préparer. Il me semble que c’est le plus gros problème de ce légume, il salit les doigts, l’évier, …. Pourtant, rappé cru en salade ou cuit avec un peu de vinaigrette, c’est frais , c’est bon ….
  • les fenouils sous serre sont très beaux. Mais peu de personnes aiment. Là aussi, une “tatin” de fenouil, c’est excellent.
  • toujours beaucoup de persil plat. Le persil ne se vend pas réellement, il est offert avec les achats de légumes. Cela fait plaisir.

Sous serre aussi mais plantés plus tard (peut être même un peu trop tard) : des épinards et des blettes (à carde rouge). Les petites feuilles sont très bonnes en salade, les feuilles plus grandes peuvent être cuites (épinards) ou faire partie d’un potage. Des navets aussi (navets jaunes type boule d’or) : excellent. Tellement bons que je les mange crus, émincés en accompagnement de salades. Là aussi, le navet a peu de succès à la vente ….

Les fèves ont été semées en décembre. Belle croissance et déjà des jeunes gousses à manger. Petite quantité pour les connaisseurs.

Les radis semés en janvier ont été récoltés et se sont bien vendus. 6 semaines de patience quand même pour pouvoir récolter. Un nouveau semis est fait (mi-mars).

Début janvier, un essai de petits pois est très prometteur. Il y en aura peu mais ils sont très bons. Mais quel travail pour récolter … et il en faut beaucoup pour une portion.

En janvier, sous “serre chaude”, semis des tomates, aubergines, poivrons. Levée irrégulière, surtout des aubergines (nouveau semis de 50 graines mi-mars). Des tomates sont déjà plantées sous serre, c’est un peu tôt, 10-15 cm de hauteur, … Les aubergines et les poivrons peuvent encore attendre 1 bonne semaine en godet avant plantation.

En février semis des courgettes, plantées mi-mars sous serre (ouverte). Gel à -4° ce 25 mars, .. les plants ont souffert. On va voir ce qui résiste, ce qui reprend.

En mars, sous serre chaude, semis des oignons, des poireaux, betteraves rouges, coriandre (bonne levée).

Pour bientôt : semis de concombre en godet, semis de haricots (pour haricots verts).

AMAP ? Vente en ligne ?

Est-ce que je vais proposer des paniers et un contrat type AMAP ?

Non …

Je ne suis pas prêt pour garantir une production hebdomadaire suffisante et satisfaisante et signer un contrat. Il me faut encore acquérir une expertise dans les différentes cultures et assurer de la production. Je ne suis pas encore assez équipé pour protéger les plants du gel (par exemple), je refuse les biocides (et donc je risque des échecs de production), … donc, non, je ne suis pas prêt pour pré-vendre sereinement des paniers.

Par contre, je crois que c’est une bonne idée de tenir des comptes de clients et décompter selon les livraisons. Je m’explique. Un client verse 20€, j’ouvre une page dans un carnet et ce “compte” est débité à chaque livraison. Régulièrement, j’informe des disponibilité et des prix. Virement, chèque ou paiement le liquide, cela a peu d’importance.

Avantage pour moi : financement de la production (il faut investir de 3 à 6 mois avant la vente) et avantage pour tous : pas d’échange de monnaie (le COVID va peut être accélérer la disparition du liquide).

Cela n’est possible qu’avec des personnes qui ont “confiance” dans la capacité de production et qui sont quand même d’accord sur les principes de culture et notamment le risque que le refus de biocides fait peser sur la production. Et pour ça, rien de tel qu’une visite du jardin. Risque limité … si l’oïdium détruit les concombres, les tomates, poivrons, courgettes, salades, pommes de terre, … peuvent compenser.

Vente en ligne ? J’ai fait le site de vente en ligne … mais ma production est limitée et très locale. Et la livraison doit quand même se faire en direct. Donc non, … je ne serai jamais l’AmaZon du légume ! Tant pis.

Comment je cultive ….

Mes principes : maraîchage sur sol vivant (ce qui n’est pas facile et rapide en partant d’anciennes vignes)

  • pas de biocides / pesticides … y compris pas de cuivre (bouillie bordelaise, sulfate de Cu, … le cuivre est toxique. Il est accepté en bio, par pragmatisme, ce qui ne veut pas dire que c’est bon …). En 2019, je n’ai eu aucun problème (sauf sur les choux et les poireaux). Il y a eu un peu de mildiou sur des plants de tomate mais sans gravité et un peu d’oïdium sur les courgettes : il faut supprimer les parties malades, enlever les feuilles et voir ce qui se passe.
  • un maximum de matière organique. J’ai trouvé des balles de paille, de foin, … et , merci à eux, j’ai pris tout le fumier de cheval du domaine du Vallon (ex écuries du Vallon) à St Hilaire de Beauvoir. Une heure et demi pour charger le petit camion, à la fourche. Environ 4 heures pour décharger le camion (fourche et brouette) et mettre tout sur le sol. Autant dire que je charge ! Je teste. Je teste avec 20 cm d’épaisseur. Et ça marche, je ne reconnais plus le sol après 2 ans : texture, nombre de vers de terre, couleur, …. donc je continue. Pour les cultures sous serre, je paille avec du crottin et j’ajoute une toile hors sol, pour éviter de désherber.
  • Le moins de travail du sol possible. Pour 2 raisons :
    1. c’est fatiguant et je ne suis pas équipé pour remuer le sol (et pourquoi remuer le sol si les vers de terre le font mieux que moi ?)
    2. cela nuit à la vie du sol, à la structure du sol
  • ne pas jeter de plastiques, ou le moins possible. Il est d’usage de planter sur du plastique noir très fin, qui ne fait que la saison et qui part à la poubelle dès la première récolte. (On voit aussi des “mers” de plastiques pour les cultures de melon, dans les campagnes, quel gaspillage … !) Mais le plastique a quand même une qualité fort appréciable, que le dos apprécie, quand on compare au désherbage manuel, indispensable sans plastique. La paillage, paille / foin / crottin de cheval … marche aussi mais nettement moins bien. Solution plus durable trouvée : la toile hors sol en polypropylène (comme on voit sur les rond-points). C’est nettement plus cher mais cela dure au moins 3 ans.
  • Progressivement : je m’équipe en matériel d’irrigation goutte à goutte. Sans automatismes, il faut quand même tout vérifier tout le temps, nettoyer les filtres, vérifier que tout fonctionne, irriguer plus ou moins selon l’état des cultures, … Le goutte à goutte permet d’économiser l’eau. L’irrigation avec le Bas Rhône n’est quand même pas donnée. Environ 500 € par an.
  • Label “bio”. J’ai déjà parlé de ce label, que j’aurai en août 2020, après 3 ans de purgatoire réglementaire et environ 1500 € de frais de certification. Avec toujours le doute de la pertinence de cette dépense.