Cet article est une ébauche……
le castor construit des barrages, des embâcles, sur les cours d’eau. La pauvre bête a été chassée, pour sa fourrure et pour récupérer les terres inondées, pour cultiver les lits majeurs des cours d’eau.
Conséquences :
- le débit du cours d’eau n’est plus « amorti », il n’y a plus de réserves le long du cours d’eau, les crues sont plus hautes,, les étiages sont plus faibles,
- la nappe phréatique peut se déconnecter du cours d’eau : l’eau coule, en surface mais n’est plus en liaison avec le volume de terre du lit majeur, avec le réservoir invisible sous-terrain . En cas de sécheresse, le débit d’étiage diminue plus vite, la nappe n’est pas connectée au cours d’eau.
Pour en savoir plus sur les impacts positifs et négatifs du castor :
- les impacts des castors ; petit texte à lire
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- un peu plus de lecture
Dans notre région méditerranéenne, le castor revient notamment dans le Vidourle et quelques affluents dont peut être la partie aval de la Bénovie . Ce qui commence à nous concerner.
Pour qu’il s’installe, il faut évidemment qu’il ne soit plus chassé ….. c’est une espèce protégée. Il faut aussi que le cours d’eau soit permanent. Et là …. nos ruisseaux sont à sec en ce mois de juin 2026.
Donc, on peut faire son deuil du travail efficace de ces petits mammifères. Travail gratuit …
Notre climat est méditerranéen. Les experts qui ont déjà prédit le climat qui nous arrive (canicules et inondations), parlent d’un réchauffement qui nous ferait connaitre le climat d’Afrique du Nord, chez nous, sud de France, mais nord de méditerranée. Et on peut se préparer.
Confrontés au manque d’eau, qui va nous arriver bientôt ici, chez nous, en Afrique du Nord, où il n’y a pas de castor et pas de chance d’en avoir, les paysans ont fait le travail eux-mêmes.
C’est un aménagement des thalwegs, des oueds, pour forcer l’eau à s’infiltrer lors des pluies d’hiver. L’eau est ainsi stockée de façon invisible, mais réelle. Et devient disponible pour l’agriculture et pour l’eau domestique (puits).
Cela s’appele jesr (singulier) ou jessour (pluriel). C’est un barrage dans le thalweg, fait de pierres. Ce barrage retient la terre, les cailloux, …. à l’amont et laisse passer l’eau, tout en la ralentissant.
Les Jessour (pluriel de Jesr) sont des ouvrages hydro-agricoles (petite hydraulique) caractéristiques du Sud-Est tunisien. Cette technique consiste à élaborer un ou plusieurs barrages à travers les talwegs des oueds et des ravins, ce qui permet de retenir une quantité d’alluvions susceptibles d’être cultivées et de retenir une partie des eaux de ruissellement. Le bilan hydrique des « parcelles agricoles » formées par le piégeage de ces alluvions se trouve bien amélioré, ce qui permet de pratiquer une activité agricole basée sur les eaux de ruissellement dans ce domaine aride.

Source ; https://api.unil.ch/iris/server/api/core/bitstreams/30363981-ad8e-4a69-ad6f-fce54ba21891/content
Si on veut planifier et anticiper les problèmes d’eau , de biodiversité, il nous faudrait trouver des sites et des ressources pour réaliser de tels ouvrages hydrauliques. Il nous faudrait aussi avoir la bénédiction des administrations chargées de gérer le territoire.
Sites. Les sites propices sont très faciles à identifier, on en voit de toutes tailles. Chaque fois qu’un fossé est très creux, très encaissé, il est probable qu’il pourrait être aménagé.
Un bel exemple, assez gros, est le « cours d’eau » non permanent qui descend de la route de Carnas, à l’amont du Mas de Martin. C’est un exemple, il y a beaucoup de sites plus petits à aménager.

Ressources. Quand la situation deviendra catastrophique, les communes y penseront. Petit être. Combien cela peut couter ? Cela dépend de la taille du site et de la technologie. Révons un peu … cela pourrait se faire en chantier participatif à cout quasi nul. Et avec beaucoup de main d’oeuvre. 1 Cela peut aussi de faire en marché public, avec une entreprise locale, tant qu’il y a du gasoil et du métal pas trop chers. Et dans ce cas, en utilisant des gabions.
Réglementation. Pas simple : https://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_de_la_gestion_des_cours_d%27eau_en_France
L’entretien des cours d’eau non domaniaux et de leurs berges incombe entièrement aux propriétaires (notamment la conservation des conditions d’écoulement et l’élagage de la végétation)
Conservation des conditions d’écoulement ….. donc construire des barrages , même ceux qui laissent passer l’eau des crues, n’est pas autorisé. …..

Cela a existé ….. est-ce encore possible en 2026 ?
Ils ont choisi de jouer aux castors : https://france3-regions.franceinfo.fr/grand-est/bas-rhin/selestat/ils-s-inspirent-des-castors-pour-recharger-les-nappes-phreatiques-l-objectif-est-de-ralentir-l-eau-et-hydrater-les-sols-3311574.html Le but ? « Ralentir l’eau et hydrater les sols ».
- cela a été une partie de mon métier d’ingénieur du Génie Rural, sur des chantiers en zones arides ou en zones soumises aux cyclones (pour éviter les dégâts liées aux crues torrentielles qui emportent beaucoup de roches et de terres) ↩︎
