On ne sait pas QUAND, mais on sait OÙ !

J’entends les pompiers parler des feux en Gironde, de la vitesse de propagation, de l’intensité des feux. J’entends qu’il y a des victimes, parmi les pompiers, parfois parmi les habitants. En plus de tous les dégâts à l’environnement (notamment à la vie sauvage captive), aux habitations, …. Est-ce indécent de mentionner les couts :

  • couts directs des services d’incendies : avions, pompiers, matériels, produits,
  • couts directs des forces dites de l’ordre : mobilisation des gendarmes, salaires, équipements,.
  • couts directs des destructions des maisons / bâtiments
  • couts à court et moyen terme sur le tourisme
  • etc.

Et cela me donne l’occasion de poursuivre ma réflexion sur le risque d’incendie et les responsabilités de chacun .

OLD. Obligation légale de débroussailler 50 m autour de sa maison. Ça aide surement, mais c’est nettement insuffisant dans le contexte que décrivent les pompiers. Et dans le contexte que nous vivons : pas de pluie depuis 3 mois, des températures diurnes supérieures à 35° depuis fin mai. C’est sec et bien sec ! J’en ai parlé sur cette page https://les-aspes.fr/2026/07/17/incendies-la-question-nest-plus-si-mais-quand/

On ne sait pas QUAND, mais on sait OÙ !

Alors, il y a la carte des aléas feu de foret dans l’herault . Je vous en mets un extrait, centré sur St Bauzille de Montmel.

Avec la légende

Toutes les zones en violet sont à risque exceptionnellement élevé. Cela correspond aux cauchemars des pompiers.

Donc, on le sait, on sait où c’est. On peut connaitre facilement qui sont les propriétaires de ces terrains.

Et ? …..

Et rien du tout !

On peut faire mieux ! Pour préserver la vie des pompiers, pour réduire leurs risques, pour réduire les risques sur nos biens, nos cadres de vie, pour préserver la vie sauvage, pour réduire les couts de la lutte contre les feux, etc.

Quoi faire ? On peut prendre le temps de demander aux services de l’État concernés par tout ça. Un professionel des forets va tout de suite nous dire ce qu’il faudrait changer ( mais pas comment le faire).

On peut aussi réfléchir et agir à l’échelle de la commune.

Papy n’a pas la mémoire du bon vieux temps

Il fait plus chaud qu’avant … ou …. il y a toujours eu des canicules…… on entend de tout !

D’abord l’origine du mot « canicule » qui fait penser à canis , le chien. C’est très bien expliqué dans le livre « Les mots du ciel »

Le mot canicule vient du latin canicula, diminutif de canis, le chien. Canicula signifie littéralement petite chienne — et désigne en fait l’étoile Sirius, l’astre le plus brillant de la constellation du Grand Chien (Canis Major).

Or, dans l’Antiquité romaine, les plus fortes chaleurs de l’année coïncidaient avec le lever héliaque de Sirius, autrement dit le moment où l’étoile réapparaît à l’aube, peu avant le lever du soleil. Ce phénomène astronomique se produisait, à Rome, entre mi-juillet et mi-août. Les Anciens associaient donc la chaleur accablante de cette période à la présence du petit chien dans le ciel : la canicula… d’où l’expression dies caniculares, les jours du petit chien, que nous avons sagement raccourcie en canicule.

Et que nous disent les archives de la méteo ?

Il faut prendre un tout petit peu de temps pour réaliser l’évolution. A gauche, 1964, 1966; 1967, 1969, 1972 : aucune journée avec+ de 35° . AUCUNE ! A partir de 2012 : TOUTES et pas qu’un seul jour. En 2025 : 30 jours avec des températures >35°.

Et en 2026, à ce jour (fin juillet), on n’a eu qu’une seule canicule, mais c’est depuis fin mai et elle n’est pas encore terminée. On en est à 60 jours ! Qui ose encore dire qu’on a toujours eu des canicules ? Que c’est normal ?

Pourquoi et comment on en arrive là ? Tout est bien expliqué dans une vidéo très technique. :

En 2 mots : le soleil nous apporte de l’énergie avec la lumière. La terre réfléchit cette lumière vers l’espace, mais pas avec les mêmes caractéristiques. Moins d’UV, plus d’infra-rouge. Je simplifie. Ce ne serait pas un problème si ……. mais le CO2 dans l’atmosphère capte un peu d’énergie infra-rouge qui aurait du s’évacuer dans l’espace. Un peu ….. mais chaque jour. Et après 1 siècle, on en voit les effets !

Voir comment le taux de CO2 a évolué au cours du temps :

Source : https://cycleducarbone.ipsl.jussieu.fr/index.php/visiteurs/des-faits-marquants/24-augmentation-plus-rapide-du-co2-dans-l-atmosphere.html

Le coup est parti. La température va augmenter, c’est imparable, inévitable. Même si on arrête toute consommation d’énergies fossiles. On est dans la situation du fumeur qui après 20 ans de clopes sait qu’il y a un problème, peut encore choisir continuer à fumer et aggraver son cas ou arrêter et stabiliser son problème (en croisant les doigts).

Aucune décision de limiter la consommation des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) n’est d’actualité.

Aucune limitation volontaire des individus : toujours + de voyages en avion, toujours + de voitures, toujours plus de plastiques (qui finissent à l’incinérateur), toujours plus d’engrais azotés (à base de gaz naturel, la production produit du CO2).

Aucune décision politique de réduire les besoins ou de limiter la consommation. Réduire les besoins, c’est organiser autrement la société : favoriser les transports en commun, favoriser les productions et consommations locales (et pas la grande distribution), …

Limiter la consommation, c’est interdire les courts vols en avion, c’est réduire la vitesse maximale autorisée sur les autoroutes, supprimer le tour de France et toutes les grosses manifestations internationales « qui sont « inutiles » …. Article du Monde disponible sur demande.

Personne n’est prêt à entendre qu’il faut changer des choses ….. donc on va cramer !

Incendies : la question n’est plus Si mais QUAND

Le paysage « inflammable » est composé du

  • domaine privé des particuliers, construit, soumis à l’obligation légale de débroussaillage, OLD
  • domaine privé des particuliers et des collectivités non bâti : friches, champs, forets, réserves naturelles, ….
  • le domaine public : berges des cours d’eau ( ripisylve)

Dans le sud de France, en zone rurale, on connait tous l’OLD qui sert à protéger les constructions, les habitations. Le terrain situé à moins de 50 m de la construction doit être maintenu en état de risque d’incendie minimal : végétation basse, bosquets isolés, houppiers des grands arbres isolés, ….

Le débroussaillement consiste à réduire les matières végétales de toute nature (herbe, branchage, feuilles…) pour diminuer l’intensité des incendies et freiner leur propagation. Il peut s’agir, par exemple, d’élaguer les arbres ou arbustes ou d’éliminer des résidus de coupe (branchage, herbe…).

En cas d’incendie de foret / garrigue, le risque de voir sa maison partir en fumée est réduit. C’est déjà pas mal.

Mais.

On a eu plusieurs incendies à St Bauzille de Montel ; 4000 ha (1989), 3000 ha (2010), 80 ha (2015) C’est la garrigue qui est partie en fumée. En 2025, 17000 ha sont partis en fumée dans l’Aude (une personne décédée, …) et je suis passé dans la région peu après. Ce qui fait réfléchir.

Que de pertes, que de dépenses en urgence, que de risques pour les pompiers 1, pour les personnes …. on peut mieux faire !

Si on regarde le paysage, on voit que rien n’est fait pour limiter le risque d’incendie et quand le feu démarre, il est difficile à arrêter. Cela demande des moyens que le gouvernement ne finance pas. (Parenthèse politique : la France trouve des ressources pour envoyer des € et des armes en Ukraine pour y cramer le paysage, c’est donc une question de choix pas de moyen).

Et pourquoi ne fait-on rien pour diminuer le risque global d’incendie ?

Pour tout ce qui est agricole, Et Philippe Grégoire en parle dans une vidéo, https://www.youtube.com/watch?v=-FqmqFiwjpc , les agriculteurs pourraient jouer un rôle important si …. si l’agriculture était rentable, si le système agricole était favorable à des pratiques de culture et d’élevage adaptées. Si les habitants d’une commune s’engagent à acheter les produits des bergers aux prix qui leur permettent de vivre de leur travail, dans la commune. C’est un cout de dizaines d’€ par an et par personne, bien moins que le cout de la perte liée à un incendie.

Les agriculteurs sont poussés à laisser des terres en jachère …. poussés par la politique agricole ou par les lois sur les baux à ferme ou par la spéculation foncière ou par l’absence de repreneur en cas de départ à la retraite ou …. Et une jachère, c’est une friche, de hautes herbes sèches, ….

Les garrigues sont considérées comme totalement improductives, rentabilité zéro. À part un peu de chasse peut-être … On peut même se demander pourquoi des particuliers conservent ça dans leurs patrimoines. Et donc, ces particuliers ne font strictement rien sur ces terrains. Ni piètre exploitation ni prévention des incendies. Et cela fait des centaines d’hectares qui vont alimenter et propager des incendies.

Les communes ne font pas mieux. Et parfois pire quand les communes préemptent des terres agricoles pour les classer en zone naturelle et ne rien faire dessus : aucune protection contre les incendies. Cette démarche « écologique » pouvait s’entendre il y a longtemps, mais avec le changement du climat et la sévérité des canicules, cela me semble tout à fait contre-productif. Il vaut mieux un pâturage pour les chevaux ou un champ pour récolter du foin qu’une friche. Et si, à terme, c’est pour avoir une foret de frênes, alors il faut se donner les moyens pour protéger les jeunes arbres et leur laisser le temps de grandir. (je pense au terrain entre Serre de Canne et la route de Sommières, là où il y a une jeune plantation d’oliviers, près du Braou).

Maintenant, pour avoir plus de biodiversité, on ne peut plus se contenter de laisser faire le temps et la nature, il faut impérativement prendre soin, protéger.

Et on ne devrait plus accepter un manque total de prévention dans les garrigues et les pinèdes.

  1. https://actu.fr/occitanie/generac_30128/l-avion-devalait-la-colline-et-n-est-jamais-remonte-dans-le-gard-le-douloureux-souvenir-des-crashs-d-avions_64514730.html ↩︎

saison 2026

J’ai réduit fortement ma production, je conserve une parcelle dite de subsistance (statut MSA), qui me permet de vendre au jardin.

La qualité est au top :, garanti sans pesticides (même autorisé en bio) et certifié BIO.

C’est au jardin uniquement.

Le castor et le jesr

Cet article est une ébauche……

le castor construit des barrages, des embâcles, sur les cours d’eau. La pauvre bête a été chassée, pour sa fourrure et pour récupérer les terres inondées, pour cultiver les lits majeurs des cours d’eau.

Conséquences :

  • le débit du cours d’eau n’est plus « amorti », il n’y a plus de réserves le long du cours d’eau, les crues sont plus hautes,, les étiages sont plus faibles,
  • la nappe phréatique peut se déconnecter du cours d’eau : l’eau coule, en surface mais n’est plus en liaison avec le volume de terre du lit majeur, avec le réservoir invisible sous-terrain . En cas de sécheresse, le débit d’étiage diminue plus vite, la nappe n’est pas connectée au cours d’eau.

Pour en savoir plus sur les impacts positifs et négatifs du castor :

Dans notre région méditerranéenne, le castor revient notamment dans le Vidourle et quelques affluents dont peut être la partie aval de la Bénovie . Ce qui commence à nous concerner.

Pour qu’il s’installe, il faut évidemment qu’il ne soit plus chassé ….. c’est une espèce protégée. Il faut aussi que le cours d’eau soit permanent. Et là …. nos ruisseaux sont à sec en ce mois de juin 2026.

Donc, on peut faire son deuil du travail efficace de ces petits mammifères. Travail gratuit …

Notre climat est méditerranéen. Les experts qui ont déjà prédit le climat qui nous arrive (canicules et inondations), parlent d’un réchauffement qui nous ferait connaitre le climat d’Afrique du Nord, chez nous, sud de France, mais nord de méditerranée. Et on peut se préparer.

Confrontés au manque d’eau, qui va nous arriver bientôt ici, chez nous, en Afrique du Nord, où il n’y a pas de castor et pas de chance d’en avoir, les paysans ont fait le travail eux-mêmes.

C’est un aménagement des thalwegs, des oueds, pour forcer l’eau à s’infiltrer lors des pluies d’hiver. L’eau est ainsi stockée de façon invisible, mais réelle. Et devient disponible pour l’agriculture et pour l’eau domestique (puits).

Cela s’appele jesr (singulier) ou jessour (pluriel). C’est un barrage dans le thalweg, fait de pierres. Ce barrage retient la terre, les cailloux, …. à l’amont et laisse passer l’eau, tout en la ralentissant.

Les Jessour (pluriel de Jesr) sont des ouvrages hydro-agricoles (petite hydraulique) caractéristiques du Sud-Est tunisien. Cette technique consiste à élaborer un ou plusieurs barrages à travers les talwegs des oueds et des ravins, ce qui permet de retenir une quantité d’alluvions susceptibles d’être cultivées et de retenir une partie des eaux de ruissellement. Le bilan hydrique des « parcelles agricoles » formées par le piégeage de ces alluvions se trouve bien amélioré, ce qui permet de pratiquer une activité agricole basée sur les eaux de ruissellement dans ce domaine aride.

Source ; https://api.unil.ch/iris/server/api/core/bitstreams/30363981-ad8e-4a69-ad6f-fce54ba21891/content

Si on veut planifier et anticiper les problèmes d’eau , de biodiversité, il nous faudrait trouver des sites et des ressources pour réaliser de tels ouvrages hydrauliques. Il nous faudrait aussi avoir la bénédiction des administrations chargées de gérer le territoire.

Sites. Les sites propices sont très faciles à identifier, on en voit de toutes tailles. Chaque fois qu’un fossé est très creux, très encaissé, il est probable qu’il pourrait être aménagé.

Un bel exemple, assez gros, est le « cours d’eau » non permanent qui descend de la route de Carnas, à l’amont du Mas de Martin. C’est un exemple, il y a beaucoup de sites plus petits à aménager.

Source https://cartes.gouv.fr/explorer-les-cartes?c=3.952325,43.792906&z=15&l=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.PLANIGNV2$GEOPORTAIL:OGC:WMTS(1;1;1;0),HYDROGRAPHY.HYDROGRAPHY$GEOPORTAIL:OGC:WMTS(2;1;1;0),HYDROGRAPHY.BCAE.2026$GEOPORTAIL:OGC:WMTS(3;1;1;0),TRANSPORTNETWORKS.ROADS$GEOPORTAIL:OGC:WMTS(4;1;1;0)&w=&permalink=yes

Ressources. Quand la situation deviendra catastrophique, les communes y penseront. Peut être. Combien cela peut couter ? Cela dépend de la taille du site et de la technologie. Révons un peu … cela pourrait se faire en chantier participatif à cout quasi nul. Et avec beaucoup de main d’oeuvre. 1 Cela peut aussi de faire en marché public, avec une entreprise locale, tant qu’il y a du gasoil et du métal pas trop chers. Et dans ce cas, en utilisant des gabions.

Réglementation. Pas simple : https://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_de_la_gestion_des_cours_d%27eau_en_France

L’entretien des cours d’eau non domaniaux et de leurs berges incombe entièrement aux propriétaires (notamment la conservation des conditions d’écoulement et l’élagage de la végétation)

Conservation des conditions d’écoulement ….. donc construire des barrages , même ceux qui laissent passer l’eau des crues, n’est pas autorisé. …..

Cela a existé ….. est-ce encore possible en 2026 ?

Ils ont choisi de jouer aux castors : https://france3-regions.franceinfo.fr/grand-est/bas-rhin/selestat/ils-s-inspirent-des-castors-pour-recharger-les-nappes-phreatiques-l-objectif-est-de-ralentir-l-eau-et-hydrater-les-sols-3311574.html Le but ? « Ralentir l’eau et hydrater les sols ».

En tant qu’ingénieur de l’écosystème, le castor peut modifier radicalement son environnement et l’adapter à ses besoins. Il en découle de nombreux avantages, aussi bien pour les humains que pour la nature : plus de biodiversité et de biomasse, des eaux épurées, du carbone stocké ou encore des nappes phréatiques rechargées.

20260717 Post Scripte : cet article a attiré l’attention d’amis hydrologues. Je ne pense pas que cet article soit compris et serve à anticiper le changement qui nous arrive : pluies plus fortes / intenses avec inondations puis sécheresses, besoins en eau accrus. Les agents des DDTM ne reçoivent pas d’instructions pour anticiper, il n’y a qu’un politicien qui parle du cycle de l’eau, les communes ne gèrent pas l’eau souterraine (au mieux la régie de distribution d’eau potable) et pas du tout les bassins versants. …. dans 10 ans, on ressortira la phrase présidentielle :  » qui aurait pu prévoir ? …. »

20260804 Post-scriptum : https://reporterre.net/La-secheresse-des-petits-cours-d-eau-en-juillet-est-la-plus-critique-jamais-observee voici bien une raison de plus d’aider l’installation des castors. Une autre est une interview récente de Serge Zaka, pendant laquelle il ne parle pas de castors mais de la nécessité de tamponner les excès. Limiter les crues, réduire ou éviter les sécheresses. Ce que font les castors ! Et les jesr.

  1. cela a été une partie de mon métier d’ingénieur du Génie Rural, sur des chantiers en zones arides ou en zones soumises aux cyclones (pour éviter les dégâts liés aux crues torrentielles qui emportent beaucoup de roches et de terres) ↩︎

Été 2024

Très forte diminution de mon activité cette année , je prends ma retraite agricole et je passe cotisant solidaire MSA, avec une parcelle de subsistance.

J’ai fait beaucoup d’efforts, pendant 6 ans, pour arriver à avoir une terre vivante, riche en vers de terre et toute la microflore et microfaune associée. Et maintenant, je n’abandonne pas ce jardin qui me demande moins d’efforts pour cultiver. Mais j’en fais moins !

Je ne « travaille » plus la terre, j’y touche le moins possible. A la place : paillage, paillage et désherbage. Semis en godets et plantations.

Et toujours aucun pesticide, aucun traitement. Sauf un peu de granulés contre les limaces et les escargots. Je sais que les couleuvres (très grosses dans la paille de la serre) et les crapauds et d’autres animaux en font des festins, mais parfois, ils ne suivent pas. Je ramasse aussi les escargots, à la main , le matin et je les condamne à une mort atroce en les donnant aux poules. C’est horrible. Mais les poules me font des oeufs ….

Cette années j’ai

  • des tomates cœur de bœuf, des rondes, une variété ancienne de très grosses tomates, des tomates cerise, avec du basilic !
  • un peu d’aubergine
  • des concombres
  • un peu de courgettes
  • des fraises
  • j’aurai des tomates « Roma » fin aout, des courges et butternut , des patates douces, …. des blettes ….Patience.
  • Prix de cette année : 2€50 / kg

Comme avant et encore plus : je réserve ma production à ceux qui l’apprécient, à ceux qui viennent régulièrement, qui me téléphonent avant de venir cueillir … ça ne veut pas dire que je n’accepte pas de nouveaux clients, mais franchement si vous venez parce que le prix vous intéresse plus que la qualité, n’hésitez pas à trouver nettement moins cher en magasin,

Luc

un peu de publicité

Je sais que je devrais parler plus de mon activité agricole. Pour 2 raisons :

1 : vendre plus

2 : montrer que l’on peut cultiver sans pesticides

Mais voilà, je ne veux pas vendre plus. Je satisfais un petit nombre de clients et ça me suffit. Ceux qui viennent sont très contents de la qualité, des prix et de ma démarche. On cueille ensemble, ça ne peut pas être plus frais ! J’accueille toujours les « nouveaux », je fais visiter le jardin, j’explique ce que je fais ….. et je les vois rarement revenir. Tant pis pour eux !

Par contre, montrer et démontrer que l’on peut cultiver sans pesticides, c’est très important pour moi. Il y a un itinéraire technique à suivre. On ne peut pas réussir comme ça, passer d’une situation dégradée à un jardin « bio » sans un peu de casse et sans efforts. Cela fait 6 ans que j’améliore les sols et l’environnement et j’arrive à avoir de très beaux légumes, sans aucun pesticides (sauf des granulés contre les limaces / escargots. Et cette année, un arrosage des choux avec une tisane de tabac, contre les chenilles).

Pour diverses raisons, il va y avoir une inflation terrible sur les produits frais : sécheresse en Espagne, sécheresse dans les P-O, chaleurs excessives en été (certaines plantes ne supportent pas, d’autres se mettent en pause), gels tardifs sur des plantes trop précoces, nouveaux insectes, … prix des engrais (bio ou pas bio) plus élevés, eau d’irrigation plus chère, travail au jardin plus pénible en été, ….

Si vous le pouvez, faites-vous un petit jardin, un peu d’aromatiques en pot / bac, un peu de salade (c’est rapide et frais), … préparez ça dès que possible, pour planter au printemps ! Tout le monde rêve de cultiver ses tomates, …. c’est pas si facile, parce que vous en mettrez peu de pieds et vous risquez de tout perdre. Par exemple, les 120 pieds de tomates plantés en mai en plein air en 2023 ont eu le mildiou en juin …. une semaine de temps gris a suffi. Et plus rien ! Plantez un pied de courgette, ça sera plus simple.

Début décembre : j’ai préparé mon jardin pour l’hiver . Tout est paillé, les vers de terre et toute la vie du sol va me transformer ça en humus fertile pour le printemps.

Été 2023 : prix

Tomates et basilic, aubergines, poivrons, concombres … à cueillir vous-même ou avec moi : 1€50 le kilo. Les premiers plants de courgettes sont épuisés, la deuxième fournée est en place.

C’est du BIO certifié ! Et c’est même mieux : il n’y a eu aucun traitement au jardin, même pas la bouillie bordelaise ! De la paille / foin, du crottin de cheval, une poignée d’engrais bio à la plantation, de l’eau et du soleil.

Je donne les très grosses courgettes ainsi que les melons (qualité très variable, c’est bien pour ça que je les donne, pour gouter. Personne ne se plaint !)

Déjà bons à consommer : des potirons, buternutt, ….

Il faut venir au jardin, ce qui est fort agréable en dehors des heures les plus chaudes. Téléphoner avant de venir avec panier / sac et petite monnaie.

Difficile de comparer , la qualité n’est pas aussi bonne ailleurs. Mais voici de quoi vous combler : https://www.famillesrurales.org/observatoire-prix-fruits-legumes-2023

fin février 2023

mizuna 4€kg , salade €piece, Mache 6€/kg, epinards 3€/ kg

c’est toujours 50% du prix moyen relevé en France par le ministère de l’agriculture.

Merci aux habitués qui apprécient ces légumes certifiés bio et mieux que ça, sans aucun traitement. Ultra frais puisque vous pouvez aider à la cueillette !

MIZUNA : https://www.papillesetpupilles.fr/2018/10/mizuna.html/

Quels prix en 2023 ?

Je viens d’acheter de l’engrais BIO en sacs de 25 kg, une palette complète, donc pas exactement le prix de détail. L’an dernier, c’était 13 € le sac, hier, j’ai payé 21€50 le même produit. En gros : 2x plus cher.

Très logiquement, vu que les autres intrants ont aussi augmenté, les prix de détail des légumes, dans les prochains mois, prochaines semaines, va sérieusement augmenter, même ici, dans mon petit jardin.

Pour la grande distribution, il faut ajouter les couts des transports (péages et carburants) et les couts de la chaine du frais (frigo qui fonctionnent à l’électricité). Je n’ai pas ces couts, c’est pour cela que je peux encore avoir des prix de 50 % à 60 % du prix moyen constaté en magasin de détail.

J’attends de voir ma facture d’eau d’irrigation. Le prix du m3 était fixé pour la saison, mais la consommation d’eau, pour faire face à la canicule, a augmenté. BRL pompe l’eau à Mauguio, dans le canal, avec de pompes électriques, je n’imagine pas que les couts de pompage soient stables et que le m3 reste au même prix.

La bâche transparente qui couvre une serre valait 600 €, pour une serre de 26 m de long et 9 m de large, en 2019. Je devrais changer en 2024. Il me faut donc faire une provision et prévoir un montant largement supérieur.

Le sac de terreau pour semis est passé de 7 à 10 €, ça va encore !

Bref, vous l’aurez compris, on va faire face à quelques changements dans notre société.

Surprises ?

Non pas tellement. On vient d’avoir des élections (en France) et mis à part le programme « l’Avenir en Commun« , aucune amorce de politique agricole, de politique sociale, aucune idée des urgences sur l’eau, le climat, la souveraineté alimentaire …

Le programme « AeC » mentionnait le besoin de planification, le besoin de retour à des emplois dans le secteur, le besoin d’installer des jeunes en remplacement des 25% de fermes qui vont voir partir leurs paysans à la retraite dans les prochaines années, faisait la promotion d’agricultures et d’élevages respectueux de la Vie …., 50% des citoyens ont préféré ne pas voter et seulement 20 % des autres avait compris l’importance du sujet.

Et maintenant diversion médiatique sur la question des retraites dont le C.O.R. dit qu’il n’y a pas nécessité et encore moins urgence.

On va dans le mur et la dernière goutte permet encore d’accélérer.