Jardiner avec la lune

Dernièrement j’ai eu, 2 x, la question du jardinage avec la lune. Est-ce que je jardine avec la lune ?

Petite intro

Rien de plus naturel que de jardiner avec la lune ! Jours feuilles, jours racines, lune montante, descendante … Apprenez à suivre les influences lunaires pour vivre encore plus proche de la nature et jardiner en respectant l’environnement. Source : https://www.rustica.fr/jardiner-avec-lune/

il y a d’autres sources d’information https://www.planfor.fr/jardin-conseils,jardiner-avec-la-lune.html est plus modéré : […] Faut-il y croire ? Il y a les jardiniers qui respectent scrupuleusement la méthode du jardinage avec la Lune. Celle-ci ne repose pas sur des bases scientifiques mais offre un repère qui peut être utile aux jardiniers qui ont besoin d’aide pour s’organiser. Les maraîchers, toutefois, ne se fient pas à la Lune pour semer leurs légumes et cela ne les empêche pas de réussir leurs cultures. D’autres, plus nombreux, qui s’en accommodent un peu, s’ils ont raté le moment. Il est vrai que parfois, les créneaux horaires offerts par les constellations ou les nœuds lunaires sont courts. Selon votre expérience, vous pourrez juger si un suivi précis du calendrier vous réussit. À vous de choisir si vous êtes un orthodoxe de la Lune ou plutôt un modéré !

un autre : http://www.jardinages.com/les-jours-pour-jardiner-avec-la-lune-et-constellations/http://www.jardinages.com/les-jours-pour-jardiner-avec-la-lune-et-constellations/ Au cours de son orbite, la Lune passe devant une douzaine de constellations. Le jardinage est alors plus bénéfique à certaines parties de la plante. Ces constellations du zodiaque sont regroupées dans quatre catégories : constellations de Feu, de Terre, d’Air, et d’Eau. Lorsque la Lune passe devant l’un de ces groupes, c’est une partie bien particulière des plantes qui est influencée : les fruits, les racines, les fleurs, ou les feuilles. Une constellation étant un groupe d’étoiles, l’évolution de la Lune devant ces constellations est appelée « rythme sidéral ». Il dure 27,3 jours, et il est très proche du rythme tropique (Lune montante ou descendante).

Et là, ça devient compliqué ! Et infime ! Il faut aussi croire à l’influence des signes du zodiaque (= astrologie).

A un ami qui me parlait de la lumière de la pleine lune …. une petite recherche sur WikiPedia nous donne l’intensité lumineuse : 1/500.000 ème de la lumière du soleil, s’il n’y a pas de voile nuageux, …. ça fait peu. Exit la lumière.

Et si c’était la gravité, puisque la lune est à l’origine des marées …. Mais là, la gravité de la lune s’exerce tous les jours, quelles que soient les phases de la lune. La lune on la voit ou pas, mais elle est là et elle tourne. Tous les jours. Exit la gravité !

On en revient donc à l’astrologie. Et aux catégories de productions :racines / feuilles … Donc si on veut semer des cardons (feuilles) il ne faut pas faire comme pour les artichauts (fleurs). Cardons et artichauts, bien malin celui qui fait la différence … Et entre le céleri branche et le céleri rave ? Le chou kale et le chou-fleur ? Je sais bien que ces choux sont différents, mais ce sont des choux, avec des points communs biologiques.

Pour se déniaiser sur l’astrologie : https://www.youtube.com/watch?v=uG2PcA3Ynt0

Bref, vous l’aurez compris, je ne jardinerai pas avec la lune.

Ni avec ni contre !

Et je suis peiné de découvrir cette croyance que j’estime non fondée chez des amis. De fait , toutes les croyances me peinent …. Il y a mieux à faire que de croire (en Jehovah, en Dieu, en l’astrologie, en la numérologie , en l’alchimie, en la médecine quantique … ) la vraie VIE est formidable, belle, passer du temps avec les amis, écouter ou jouer de la musique, cuisiner du bon, regarder la nature, voir et vivre les phénomènes naturels … et évidemment cultiver son jardin ça c’est BON !

Tête de choux

M. Serge Gainsbourg n’a rien à voir avec l’agriculture. Mais l’image jointe, trouvée à l’occasion des 30 ans de son décès m’a bien fait sourire.

Eh bien, j’en fais peu, des voyages en tracteur !

Le vieux tracteur que j’utilise n’a plus de compteur d’heures mais je pense que je l’utilise à peine 20 heures par an.

Parfois pour porter des balles de paille, parfois transporter du bois de chauffage. Et un peu (encore) pour “travailler” le sol avec une fraise.

Je veux éviter le travail du sol, mais ce n’est pas simple.

Pour y arriver, il faut amener le sol dans un état de fertilité naturelle élevé, avec une forte vie dans le sol, des vers de terre et toute la microfaune attendue. Le sol doit être structuré, poreux, souple, tendre, …. Il faut donc nourrir la vie du sol, ce qui veut dire : apporter de la matière organique, du carbone. Sous forme de paille, de BRF, de foin, de crottin, de fumier ou sous forme d’engrais vert.

Il faut aussi favoriser la vie avec une couverture permanente. Le sol ne bénéficie pas du tout du soleil. Au contraire. Le sol doit donc être couvert, de plantes en vie ou mortes ou un “paillage” en plastique. Je n’aime pas jeter des plastiques après une saison et donc je n’utilise pas le film plastique noir x microns, très mince, très fragile. Pour les fraises, je viens de récupérer et réutiliser le paillage en polypropylène tissé, le tissu que l’on voit sur les rond-points, paillage qui a déjà servi au soleil et a été piétiné pendant 3 ans.

Il faut certainement plus de 3 ans pour amener le sol à un état qui permet de ne plus le “travailler”. Il faut apporter 300 tonnes par hectare (30 kg par m2) puis 30 à 50 tonnes par an (3 à 5 kg /m2 / an). C’est beaucoup ! On peut en cultiver une partie sur place (engrais vert) mais au début, je vois mal comment éviter des apports massifs de compost / crottin / BRF, …

Pourquoi ne plus le travailler ?

  • Parce que le travail du sol détruit (un peu) la vie du sol. Un peu si le labour n’est pas profond. Si la charrue retourne 30 cm de sol, autant dire adieu à toute la microfaune. Si on passe une fraise sur les 6 premiers cm ….. quelques vers de terre vont succomber, mais ce ne sera pas trop dommageable.
  • Parce que ça coute cher. En matériel et en carburant
  • Parce que c’est fatiguant
  • Parce que le travail du sol fait remonter des graines d’adventices (= mauvaises herbes). Le sol contient entre 50000 et 200000 graines par m2, qui n’attendent que des conditions favorables pour germer. Mieux vaut les laisser en profondeur, en espérant qu’elles soient mangées ou qu’elles pourrissent. Et cela évite le désherbage.

Voilà, l’objectif est fixé, en faire le moins possible. Et revendre le motoculteur. Le tracteur, je le garderai, pour transporter le crottin, la paille, pour fendre des buches, ….

le juste prix

Oui … on ne peut pas concurrencer l’agriculture industrielle, pas au niveau des prix. Et on ne peut pas comparer au niveau de la qualité.

Il y a tomates et tomates.

Les deux sont des tomates.

Certaines ont du gout, d’autres pas.

Certaines sont avec pesticides (inoffensifs promis juré), d’autres sans ….

Mais pas possible de faire localement des tomates saines et savoureuses à 1€ le kilo ….

Ici on doit arroser, toute la saison. Et il faut compter 800 litres d’eau pour 1 kilo de tomates …

Voir par exemple https://www.naio-technologies.com/irrigation-determinez-besoins-eau-cultures-stocks-deau-disponibles/

http://www.ardepi.fr/fileadmin/user_upload/Provence-Alpes-Cote_d_Azur/124_Eve-Ardepi/Interface/publications/eau_fertile/19Besoin_en_eau.pdf

Évolution des sols

Je viens de voir une petite video sur les sols. https://www.youtube.com/watch?v=7U5uc3ayCbw . Comment analyser visuellement un sol et en tirer quelques conclusions.

Cela fait maintenant 3 ans que je “paille” autant que possible les terres que je cultive. Autant que possible = 1.5 tonnes de crottin de cheval pour 100 m2. En gros, 150 tonnes à l’hectare ou 300 m3 par hectare. C’est beaucoup.

Pour comparer avec ce qui se fait, sur une video de “Ver de terre production”, peut être https://www.youtube.com/watch?v=DJvLH60nD0E , les conférenciers recommandent de 20 à 40 tonnes par hectare, en entretien annuel. Là, je pars d’une situation dégradée, des vignes abandonnées depuis plus de 10 ans (c’est bien ,les éventuels pesticides ont eu le temps de disparaitre – sauf le cuivre) avec une nature de sol très pauvre, argilo calcaire. Sol dur comme du béton quand il est sec, sol qui colle aux pieds quand il est mouillé.

Et après 3 ans, je constate : un sol de couleur noire, des vers de terre de 2 espèces (au moins) dont de très gros qui font les galeries verticales, un sol grumeleux, qui sent bon, … . Dans le verger, je commence à voir des taupinières ( les taupes mangent des vers de terre).

C’est donc que je suis sur la bonne voie ! Et cet été j’ai acheté 25 balles rondes de paille, pour compléter le crottin que je vais chercher laborieusement : chargé à la fourche et déchargé à la brouette !

Quel plaisir de voir le résultat de ses efforts !

2 livres

J’ai déjà mentionné “Vous êtes fous d’avaler ça” dans un article précédent. J’ai le livre et je le prête bien volontiers. Le lien ci-dessus vous donne aussi un résumé. Il suffit de lire quelques chapitres (un chapitre – un produit) pour être dégoûté à vie des produits industriels. On peut me dire qu’ils sont (bactériologiquement) sains, ça n’en est pas moins de la merde trop salée, trop sucrée, … à l’origine de l’épidémie d’obésité et de diabète.

« Je n’avale plus ça » est un autre livre présenté sur investig’Action.

Extrait : « Nous mangeons à nous en rendre malades et cette nourriture est occupée à détruire notre planète. » C’est ce que je dois constater en permanence dans ma pratique quotidienne. Une transition alimentaire est par conséquent nécessaire ! Et il vaut mieux nous y mettre tout de suite que de reporter la chose à demain. […] Aujourd’hui, nos salles d’attente débordent de ce qu’on appelle les maladies de civilisation. Belle civilisation ! Des patients luttant contre le diabète, le surpoids, le cancer, les troubles du sommeil, la dépression, le burn-out et toutes sortes de douleurs psychosomatiques comme la migraine, l’ulcère à l’estomac, les palpitations. Un très grand nombre de ces maladies, et cela vaut aussi pour la pandémie du coronavirus, trouvent leur origine dans la façon dont nous produisons la nourriture et la consommons.

Manger des produits locaux, de saison, cuisiner soi-même … est-ce si difficile ?

Passez au Café du Puech ou au jardin, acheter vos légumes de saison. C’est bon et pas cher !

Commercialisation

Bonne surprise hier soir, un appel de France Bleu Hérault, pour 3 minutes d’antenne ce vendredi …. quelques questions sur la production du jardin, sur le circuit court …

https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/21108-21.08.2020-ITEMA_22406326-2020B39255S0234-1779455909.mp3

Et pas vraiment le temps de parler de la vente directe, de la cueillette sur place.

Parmi les modes de commercialisation :

  • la vente en gros à un intermédiaire, une centrale d’achat : il faut des quantités et des produits standard. Exemple : au moins une palette de caisses de tomates, caisses normalisées, étiquetées, pesées, tomates calibrées, … le distributeur, le point de vente est loin, le vendeur ne peut pas voir ce qu’il commande / reçoit, … et donc il attend un produit standard
  • la vente à un commerçant local. Là, les quantités peuvent être plus petites et le commerçant peut juger de la qualité des produits. J’ai eu un contact avec un magasin “bio” où le critère du commerçant est le prix et quasi rien que le prix. Les produits doivent être beaux, évidemment mais je n’ai pas eu le temps de présenter la marchandise, la discussion était sur le prix de vente en gros.
  • le dépot vente.. La personne qui a un emplacement le met à disposition et gère la vente au prix convenu, avec une marge négociée. Les invendus sont repris.
  • la vente directe en accès libre. C’est ce qui se passe au café du Puech à St Bauzille de Montmel. Je dépose des légumes, il y a une balance et une tirelire, les gens se servent, pèsent, paient, sans intermédiaire et sans contrôle. Et ça marche, les gens jouent le jeu honnêtement. Il y a 3 ans, au début, je mettais les légumes et la tirelire : pas de balance, pas de prix fixe : vous payez ce que ça vaut. Et ça marchait aussi. Sauf que plusieurs étaient gênés de ne pas savoir combien ils prenaient, s’ils mettaient assez ou pas …
  • la vente directe au jardin. Sur rendez-vous , avec ou sans participation à la cueillette. C’est le plus intéressant, pour discuter des activités au jardin, pour montrer comment je cultive, .. pour réaliser pourquoi les fraises et les haricots verts sont plus chers que les courgettes …
  • il y a aussi les AMAP : contrat de livraison d’un panier de saison chaque semaine. La composition et le poids du panier varient et cela plaît ou pas, … le prix au kilo est intéressant, pour le consommateur, le contrat est intéressant pour le producteur, qui sait qu’il va vendre.

Et il y a encore une autre formule que je voudrais tester : la cueillette sous contrat. Je connais un exemple dans la banlieue d’Anvers (Belgique). Une dame cultive un grand jardin. Un certain nombre de familles signent un contrat : je cultive, vous venez prendre ce dont vous avez besoin, on fait les comptes de façon aussi transparente que possible et vous décidez d’un paiement mensuel qui paie le producteur de façon juste.

Et il y a encore une autre formule : je loue 100 m2 à l’année, autant par mois. Exemple à Mauguio, c’est 30€ par mois pour 100 m2. Eau et intrants en plus.

Bonne journée, à tous !

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je vous mets une traduction automatique du site de cueillette sous contrat. https://veranderalles.be/1308
Au Plukboerderij, les légumes et les fruits sont produits de manière écologiquement responsable et selon les principes de l’agriculture CSA et de la chaîne courte pour un groupe fixe de personnes. Les gens achètent une partie de la récolte en début de saison et peuvent ensuite venir récolter toute la saison, s’ils le souhaitent. De cette manière, l’agriculteur et le consommateur partagent le rendement et les risques associés à l’agriculture. Cette façon de travailler renforce la solidarité mutuelle entre les participants et l’agriculteur. En payant à l’avance, l’agriculteur dispose de son fonds de roulement, le risque est partagé et limité autant que possible par une grande variété de cultures. De Plukboerderij est certifié biologique et n’utilise pas de serres chauffées, par exemple. De nombreuses activités communes sont également organisées. www.plukboerderij.be

Boues d’épuration

Notre station dépuration du village produit des boues, comme les 35000 (environ) stations d’épuration de France. Et où vont ces boues ? On le sait peu mais ces boues, depuis 30 ans, sont aussi épandues sur les champs des agriculteurs (https://www7.inra.fr/dpenv/lesboues.htm ) .

La semaine dernière, je reçois un appel téléphonique, une enquête sur la fertilisation qui se transforme au fil des questions en une enquête sur la possibilité de me livrer des boues …. il va sans dire que, non, je ne veux pas mettre de boues de stations d’épuration sur le petit hectare de sol que je soigne au crottin de cheval, à la paille et aux engrais bio …

Parmi les questions, la personne me demande mon avis sur le besoin d’information des consommateurs, s’il faut informer les consommateurs de la fertilisation des terres avec des boues …

Question bizarre. Le consommateur (non bio) s’en fout bien de la façon de produire son alimentation, ce qu’il regarde ce sommateur (par définition etymo- logique), c’est l’addition. Et rien que l’addition. Il faut bien sûr que les tomates soient rouges mais l’absence de goût le gêne moins que la présence d’imperfections. L’usage de pesticides ne le tracasse pas, la disparition des abeilles non plus (d’ailleurs, faut-il encore des abeilles pour produire le miel chinois vendu 4 € le kilo ?)

Je ne suis pas totalement satisfait de la norme “bio” (pas de critère de transport / consommation de pétrole, pas de critère d’éthique de production, …( voir bas de l’article http://les-aspes.fr/2020/06/13/246/ ) mais c’est quand même mieux que l’agro-industrie).

Bonne journée et bons achats locaux !

Luc

fraises, salades tomates basilic

Les fraises “Mara des bois” sont de nouveau en fruits ! Ce n’est pas l’abondance mais je peux en proposer en barquettes de 250 gr (3€) et 500 gr ( 5€). Réduction de 50% si vous venez cueillir vous mêmes ! Prendre rendez-vous et prendre un chapeau …

Les salades “batavia rouge” sont quasi terminées, les “batavia blondes” sont prêtes, les” Feuille de chêne” arrivent. 1€ pièce

Courgettes et concombre sont disponibles : 2€ le kilo.

Les tomates arrivent, surtout les tomates cocktail de variété “Délice des jardiniers”. 2 € la barquette de 500 gr.

il y a aussi des plants de basilic, vert à grosses feuilles ou pourpre, A couper ou )à planter pour couper plus tard. 1€50 / piece.

Certains produits sont disponibles au Café du Puech, au détail . Vous pouvez aussi vous faire livrer votre commande au café.

A bientot,

Luc

Fous d’avaler ça !

A la minute 2h35 et plus, Christophe Brusset, l’auteur du livre ‘Vous êtes fous “d’avaler ça” interviewé sur ThinkerView, parle de la grande distribution, de la centralisation qui pose problème … il parle aussi de commerce local, de bio, de la mal bouffe   …. lisez le livre si possible (il fait trop chaud l’après midi pour faire autre chose) et à l’occasion , écoutez : https://www.thinkerview.com/christophe-brusset-lagroalimentaire-vu-de-linterieur-intoxication/  tout l’interview est intéressant !

Le livre est clair, découpé en chapitres courts … , le résumé dans le lien ci-dessus est assez éloquent.